Les typhons Hagibis et Jebi au Japon

Le 12 octobre, le typhon #19 Hagibis a frappé le centre du Japon et la région du Kanto. En matière de grosseur, c’était le deuxième typhon que j’ai vécu. Heureusement, Hamamatsu n’a pas été durement touché. Ce n’était pas aussi épeurant que le gros typhon de l’année passée, #21 Jebi. Je décrirai mon expérience des deux typhons

Qu’est-ce qui se passe pendant un typhon ?

Le ciel devient gris et la pluie se déverse. Ensuite, les vents puissants se soulèvent. Les gouttes de pluie percutent les fenêtres comme les balles d’un fusil. Les pluies torrentielles peuvent causer des glissements de terrain et des inondations. Les vents abattent des arbres, ce qui bloque les routes, et projettent tout objet des dalles des toits aux bicyclettes dans les airs.

Lorsqu’un typhon est annoncé, les gens se hâtent aux épiceries et aux dépanneurs. Le pain, les onigiris (boules de riz farcies), les bentos (repas japonais emballés prêts à manger), diverses boissons… toute nourriture prête à manger disparaît des magasins et les étagères se vident.

Ruban adhésif posé pour protéger des blessures causées par des morceaux de verre.

Les médias diffusent des avertissements disant aux gens de rester chez eux et des se préparer pour les pannes d’électricité et le manque d’eau courante.  Les gens sont conseillés de ne pas laisser des objets comme des étendoirs à linge et des jouets à l’extérieur.

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Le prêtre bouddhiste robot de Kyoto

Dans l‘édition du mois d’août du Japan Times, un groupe de prêtres bouddhistes du temple Kodaiji à Kyoto ont présenté le premier prêtre bouddhiste robot. Il peut mémoriser des soutras et les réciter en chinois et en japonais. Il peut prononcer des sermons. Les prêtres prétendent que le robot coûte 1 million $ US et que le robot attirera les jeunes parce qu’il n’est pas vieux jeu comme eux. Est-ce que le robot valait la peine ?

La technologie ne peut pas remplacer le contact humain

Les prêtres se sont plaints que les Japonais, plus particulièrement les jeunes, sont moins religieux aujourd’hui et que la religion n’intéresse que les vieux comme eux. Cette supposition démontre un autre problème plutôt fondamental : le manque d’esprit communautaire non seulement au Japon, mais dans les grandes villes. Le robot ne peut pas avoir de complicité avec ceux qui visitent le temple. Il ne peut ni écouter ni comprendre. Il ne peut que parler dans la présence des gens. Est-ce possible que les prêtres se trouvent vieux jeu parce qu’ils ont ces défauts en commun avec le robot ?

En étant un assistant en langues étrangères dans le programme JET, j’ai appris que l’âge n’empêche pas d’avoir une complicité avec les jeunes. Certains enseignants parmi les plus aimés sont, eh bien, parmi les plus âgés. Dans un de mes cours d’anglais, j’ai dû demander à des élèves pour un examen « qui est le héros que vous admirez le plus et pour quelle raison ? » Quelques élèves ont répondu un de leurs enseignants pour la raison suivante : « Il était exigeant. Il était sévère, mais on sait qu’il était comme ça avec nous parce qu’on compte pour lui ». Je crois que « parce qu’on compte pour lui » est la raison pour laquelle l’âge ne compte pas.

Les robots sont incapables de susciter de l’intérêt

Les robots peuvent certainement attirer l’intérêt, mais ils ne peuvent pas le susciter. Les prêtres sont, d’une certaine manière, des enseignants. Ils enseignent à leurs disciples la spiritualité. Les enseignants enseignent en interagissant avec les disciples. Les enseignants qui ne font que blablater sans arrêt peuvent être remplacés par une vidéo ou un robot. Ne serait-il pas plus simple pour un prêtre d’entrer en relation avec les adeptes plutôt que de se procurer un robot se comportant comme un enseignant médiocre ?

Est-ce que le prêtre bouddhiste robot valait la peine ?

Je ne pense pas. Je crois qu’il est une curiosité dispendieuse, un gadget trop cher. Seules les personnes peuvent guider, enseigner et bâtir des communautés.

Le G1 Climax de NJPW à Hamamatsu

Le ring du G1 Climax 29 de NJPW

Quand j’étais petit, je regardais toujours les galas de lutte professionnelle américaine telle que celle de la WWF (maintenant WWE) et de la WCW. Quand YouTube a été inventé, j’ai commencé à voir mes lutteurs nord-américains dans un contexte totalement différent : la lutte japonaise. Depuis ce temps, je rêvais de voir un gala de lutte professionnelle japonaise. Mon rêve s’est réalisé quand j’ai obtenu des billets pour la 15e soirée du tournoi du G1 Climax 29 de New Japan Pro Wrestling (NJPW) à Hamamatsu le 7 août. Les différences entre la lutte professionnelle américaine et japonaise et la lutte à la télé et en direct étaient indéniables.

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La description du Japon : une nouvelle série

L’Égypte et le Japon : les deux pays qui m’ont séduit. Lorsque j’ai été embauché contre toute attente en tant qu’assistant en langues étrangères par le biais du programme JET (Japan Exchange and Teaching Programme « Programme d’échange et d’enseignement du

« Bienvenue au Japon » aéroport de Narita
« Bienvenue au Japon » aéroport de Narita

Japon »), mon rêve d’enfance d’aller au Japon s’est enfin réalisé. Maintenant que j’y suis, j’aimerais faire quelque chose que Napoléon a fait.

Quand Napoléon a envahi l’Égypte, il voulait tout savoir sur ce pays afin de mieux le dominer. C’est pour cette raison qu’il a fait ses savants écrire l’encyclopédie La description de l’Égypte. Contrairement à Napoléon, je n’ai ni une armée ni envie de faire de mal au Japon. Il serait impossible pour moi d’écrire une encyclopédie tout seul, mais je tenterai de comprendre le Japon et d’expliquer mes découvertes au mieux de mes capacités.

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Le Canada : une mosaïque bâclée (partie 6)

Note de l’éditeur : Cette histoire sur le multiculturalisme canadien  était, à l’origine un article de 3 600 mots destiné à une revue britannique. J’ai décidé d’en faire une mini-série. Elle porte sur Peter, un libano-canadien et son expérience du multiculturalisme canadien. Il rencontrer diverses personne à travers sa vie et elles influent sur ses pensées. Même si elle contient beaucoup d’éléments et d’anecdotes vrais, cette oeuvre est une fiction. Lisez la première partie ici, la deuxième ici, la troisième ici, la quatrième ici et la cinquième ici.

J’arrive enfin à la porte d’entrée de mon immeuble. Quelle journée! J’ai croisé Didier, Saulo et Saïda en rentrant chez moi. Je ne les ai pas vus depuis cinq ans.

Une mosaïque bâclée

Didier se plaignait beaucoup un an après l’avoir rencontré pour la première fois. Maintenant, il se plaint de mêmes choses, mais cette fois-ci, encore plus. Il s’est plaint de la manière dont les Canadiens blancs sont froids et se méfient des noirs. Il s’est plaint de comment lui, titulaire d’une maîtrise, ne pouvait que trouver de petits boulots à temps partiel comme commis d’épicerie ou livreur. Il s’est plaint de la corruption politique. Il s’est plaint de la difficulté à obtenir la citoyenneté canadienne. Il s’est plaint de l’hiver canadien. Il s’est plaint… et il s’est plaint… Mais songe-t-il à quitter le Canada ? Non.

J’ai croisé Saulo dans le métro. Il allait bien. Même s’il a dû avoir de petits boulots pour soutenir financièrement sa femme, il a enfin décroché un poste de programmeur. Son épouse a aussi accouché d’une petite fille. Il était ambivalent par rapport au fait que sa fille soit née canadienne, mais il s’est efforcé d’en avoir l’air content. Il n’est pas retourné au Brésil et ne songe pas à y retourner. Il a dit, avec un peu de déception, qu’il ne se sent plus Brésilien et qu’il ne sent pas chez lui au Canada. Avec ce même ton déçu, il a dit que la vie est belle ici à Montréal.

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