Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

Le Canada : une mosaïque bâclée (partie 4)

Note de l’éditeur : Cette histoire sur le multiculturalisme canadien  était, à l’origine un article de 3 600 mots destiné à une revue britannique. J’ai décidé d’en faire une mini-série. Elle porte sur Peter, un libano-canadien et son expérience du multiculturalisme canadien. Il rencontrer diverses personne à travers sa vie et elles influent sur ses pensées. Même si elle contient beaucoup d’éléments et d’anecdotes vrais, cette oeuvre est une fiction. Lisez la première partie ici, la deuxième ici et la troisième ici.

Quand j’étais encore au cégep, il y a quelque huit années, je travaillais dans un centre d’appel. Ceux qui y travaillaient étaient des étudiants qui avaient besoin d’un emploi à temps partiel, des immigrants récents dont l’expérience dans leurs pays d’origine était considérée comme insuffisante tout simplement parce que ce n’était pas de l’expérience canadienne et des gens bizarres que vous ne préfériez jamais avoir

Papa Wemba
Papa Wemba est un exemple de chanteur africain (congolais) qui a connu du succès en France. Il est un idole pour les Africain en raison de cette réussite. Source de la photo : Radio Okapi

connus. La plupart du temps, je m’assoyais avec un groupe de Brésiliens, un jeune Sénégalais nommé Didier et une Pakistanaise musulmane nommée Saïda. Il y avait très peu de Canadiens français et de Canadiens anglais. Un des superviseurs, un étudiant canadien-français (québécois) est entré au bureau et a dit après avoir regardé tous les employés « Tabarnak ! Je suis le seul blanc dans la salle ! » En raison de mon nom et de mon apparence, les Canadiens français croyaient que je ne parlais que l’anglais et une langue étrangère quelconque. Toutefois, quand ils savaient que je parlais français et connaissais beaucoup d’argot québécois, ils devenaient soudainement très amicaux. Didier en était très intrigué :

« – Peter, comment fais-tu pour comprendre les Québécois ?

– Eh bien… J’ai grandi avec eux…

– Mais tu viens d’une famille libanaise !

– Et alors ?

– Ils ne sont pas des étrangers pour toi ?

– Non. Passe un peu de temps avec eux et tu t’habitueras à eux.

– J’ai passé beaucoup de temps avec eux. Je ne comprends pas comment ils pensent. Pourquoi est-ce que leurs jurons sont des choses de l’église ? Est-ce qu’ils parlent vraiment en français ? C’est quoi ces “Mwé, twé, pis fak euh” »

Didier se tenait la plupart du temps avec des Africains noirs : ils étaient les plus faciles à comprendre même s’ils ne venaient pas de son pays d’origine. Ils regardaient des films de la Côte d’Ivoire en français et des films français. En fait, ils haïssaient la France à cause du colonialisme autant qu’ils l’aimaient pour sa culture ! Guillaume et ses amis chantaient des louanges aux Africains qui ont connu beaucoup de succès en France et les considéraient comme étant des héros. La France était LA destination. Didier est arrivé au Canada en tant qu’étudiant en sciences politiques. Il a fait des éloges au gouvernement canadien, car il se fait tant de soucis pour ses citoyens : contrairement aux gouvernements africains, le gouvernement canadien n’était pas corrompu. Il y avait de l’argent au Canada, beaucoup de possibilités et l’espoir d’un avenir meilleur. Si quelqu’un avait de soucis financiers, le gouvernement, parce qu’il est socialiste, avait des programmes pour aider les gens ayant un faible revenu.

À suivre…

Laisser un commentaire

%d blogueueurs aiment cette page :