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Le Canada : une mosaïque bâclée (partie 5)

Note de l’éditeur : Cette histoire sur le multiculturalisme canadien  était, à l’origine un article de 3 600 mots destiné à une revue britannique. J’ai décidé d’en faire une mini-série. Elle porte sur Peter, un libano-canadien et son expérience du multiculturalisme canadien. Il rencontrer diverses personne à travers sa vie et elles influent sur ses pensées. Même si elle contient beaucoup d’éléments et d’anecdotes vrais, cette oeuvre est une fiction. Lisez la première partie ici, la deuxième ici, la troisième ici et la quatrième ici .

Les Brésiliens étaient très amicaux. Ils s’ouvraient facilement aux gens qui s’intéressaient sincèrement à la culture brésilienne et la langue portugaise. En raison de mes connaissances en esp

Drapeau du Brésil
Drapeau du Brésil

agnol, je pouvais comprendre certaines de leurs conversations et j’essayais de leur répondre en portugais. Bien que je fasse beaucoup d’erreurs, les Brésiliens étaient très heureux de me corriger. Ils m’en ont aussi appris sur

la littérature de leur pays, leurs coutumes et même des blagues grossières en portugais[1]. Un des Brésiliens, Saulo, voulait apprendre le français et me demandait tout le temps de lui expliquer des mots en français et la grammaire française. Je me souviens d’une de nos conversations :

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Le Canada : une mosaïque bâclée (partie 4)

Note de l’éditeur : Cette histoire sur le multiculturalisme canadien  était, à l’origine un article de 3 600 mots destiné à une revue britannique. J’ai décidé d’en faire une mini-série. Elle porte sur Peter, un libano-canadien et son expérience du multiculturalisme canadien. Il rencontrer diverses personne à travers sa vie et elles influent sur ses pensées. Même si elle contient beaucoup d’éléments et d’anecdotes vrais, cette oeuvre est une fiction. Lisez la première partie ici, la deuxième ici et la troisième ici.

Quand j’étais encore au cégep, il y a quelque huit années, je travaillais dans un centre d’appel. Ceux qui y travaillaient étaient des étudiants qui avaient besoin d’un emploi à temps partiel, des immigrants récents dont l’expérience dans leurs pays d’origine était considérée comme insuffisante tout simplement parce que ce n’était pas de l’expérience canadienne et des gens bizarres que vous ne préfériez jamais avoir

Papa Wemba
Papa Wemba est un exemple de chanteur africain (congolais) qui a connu du succès en France. Il est un idole pour les Africain en raison de cette réussite. Source de la photo : Radio Okapi

connus. La plupart du temps, je m’assoyais avec un groupe de Brésiliens, un jeune Sénégalais nommé Didier et une Pakistanaise musulmane nommée Saïda. Il y avait très peu de Canadiens français et de Canadiens anglais. Un des superviseurs, un étudiant canadien-français (québécois) est entré au bureau et a dit après avoir regardé tous les employés « Tabarnak ! Je suis le seul blanc dans la salle ! » En raison

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Le Canada : une mosaïque bâclée (partie 3)

Note de l’éditeur : Cette histoire sur le multiculturalisme canadien  était, à l’origine un article de 3 600 mots destiné à une revue britannique. J’ai décidé d’en faire une mini-série. Elle porte sur Peter, un libano-canadien et son expérience du multiculturalisme canadien. Il rencontrer diverses personne à travers sa vie et elles influent sur ses pensées. Même si elle contient beaucoup d’éléments et d’anecdotes vrais, cette oeuvre est une fiction. Lisez la première partie ici et la deuxième ici.

Je me souviens d’une conversation avec trois de mes bons amis dans leur appartement il y a à peu près trois ans. Nous parlions de politique.

« Le Québec devrait se séparer ! », a dit Jean-Philippe.Des racistses partout

« Le Canada n’est qu’un tas de provinces collées ensemble », a répondu Sarah.

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Le Canada : une mosaïque bâclée (partie 2)

Note de l’éditeur : Cette histoire sur le multiculturalisme canadien  était, à l’origine un article de 3 600 mots destiné à une revue britannique. J’ai décidé d’en faire une mini-série. Elle porte sur Peter, un libano-canadien et son expérience du multiculturalisme canadien. Il rencontrer diverses personne à travers sa vie et elles influent sur ses pensées. Même si elle contient beaucoup d’éléments et d’anecdotes vrais, cette oeuvre est une fiction. Lisez la première partie ici.

Il y a quelques deux ou trois ans, j’étais stagiaire chez la revue Sujets Canadiens. J’y révisais des articles savants sur l’immigration. Je travaillais avec des diplômés récents et des étudiants du troisième cycle universitaire. Je révisais un article sur le faible taux de fécondité chez les Sino-Canadiennes. Je n’étais pas certain du sens de fécondité alors j’ai demandé le sens à une collègue, Courtney :

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Le Canada : une mosaïque bâclée (partie 1)

Note de l’éditeur : Cette histoire sur le multiculturalisme canadien  était, à l’origine un article de 3 600 mots destiné à une revue britannique. J’ai décidé d’en faire une mini-série. Elle porte sur Peter, un libano-canadien et son expérience du multiculturalisme canadien. Il rencontrer diverses personne à travers sa vie et elles influent sur ses pensées. Même si elle contient beaucoup d’éléments et d’anecdotes vrais, cette oeuvre est une fiction. 

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Entrée d’une mosquée à Montréal, au Canada. Le nom a été enlevé. Photo de Mark Homsany

Il est presque 23 h. Je viens de descendre de l’autobus et je rentre chez moi après une longue journée de travail. Une brise légère souffle. Des hommes en tuniques blanches portant de longues barbes se réunissent à un coin de rue. Des femmes à l’autre côté de la rue couvertes de la tête aux pieds marchaient côte à côte et bavardaient. Ensuite, je l’ai entendu résonner à travers le ciel nocturne :

« Allahu akbar. Allahu akbar. Achhadu an la ila illa Allah. »

Je n’étais pas au Moyen-Orient : je marchais sur le boulevard Laurentien dans le quartier Cartierville à Montréal, Québec, au Canada.

Oui, Montréal représente véritablement la vision de Pierre Elliott Trudeau du Canada : une mosaïque composée de gens coexistant sur une même terre en paix et en harmonie. Une nation composée de diverses nations. Un peuple uni par leurs différences et pas divisé par des valeurs émotionnelles qui causent des guerres comme le patriotisme. Un pays qui est plaisant et qui exige très peu de sacrifices de ses citoyens.

En effet, le multiculturalisme, l’individualisme, la pluralité et le relativisme sont à l’origine de tellement de progrès social au Canada. Le multiculturalisme de Trudeau est une expérience qui n’a jamais été tentée par le passé ; nous n’avons pas encore les résultats.

Des événements comme la fusillade à la mosquée de Sainte-Foy le 29 janvier 2017 indiquent que cette belle expérience n’est peut-être pas parfaite. Alexandre Bisonnette, suprémaciste blanc et partisan de la politique d’extrême droite, a ouvert le feu sur des musulmans qui priaient. Des citoyens ordinaires ont exprimé leur incrédulité et leur bouleversement sur les médias sociaux : comment est-ce qu’une telle tuerie peut se produire dans un pays ou la diversité ethnique est tellement louangée ?

À la lumière de cette tuerie, le Canada que Pierre Elliott Trudeau a commencé à construire semble être un compromis plutôt qu’une amélioration. Est-ce que ce compromis en valait la peine ?

À suivre…

Mécanisation

Elle était toujours stressée, toujours fatiguée mentalement et physiquement. Elle était déchirée par ses multiples vies. Il n’est pas facile de, porter, pendant quelques heures, le déguisement de mère de famille; plus tard, celui de femme au travail; ensuite, l’habit de femme mariée. On ne peut surtout pas s’arrêter pour se reposer. Oh non! Lorsqu’on se repose, on néglige ses responsabilités. Lorsqu’on ne porte pas un Femme cyborguedes multiples costumes, le désordre arrive comme un ouragan. Il est évident qu’elle brûlait la chandelle par les deux bouts. Elle était désespérée par sa situation; elle croyait que la meilleure façon d’y remédier était de sombrer, de se laisser consumer par le travail pour ne plus avoir à penser à sa fatigue.

 

En allant au travail, elle vit que tous ses collègues paraissaient tristes.  Le patron avait une mauvaise nouvelle à lui annoncer : la compagnie avait fait faillite. Oh! mon Dieu! C’était une triste nouvelle en effet! Si elle n’avait plus de travail, comment pourrait-t-elle chasser ses idées noires, ses questions sur la fatigue? Le soir, dans son lit, son mari lui demanda « Chérie, qu’est-ce qui ne va pas ? ». Elle ne répondit pas. Elle demeura assise dans son lit avec un regard vide. Elle pensait à une nouvelle manière de sombrer dans le travail, de ne plus penser à ce cercle vicieux des changements de rôles et à sa fatigue. Le fait qu’elle pensait était, pour elle, un signe de chute.

 

Le lendemain, elle se mit à marcher de gauche à droite, de haut en bas, du nord au sud, du nord-est au sud-ouest en passant le balai pour nettoyer un sol déjà impeccablement propre. Elle cuisina un déjeuner grandiose, idéal pour un banquet, alors que le seul pour qui elle devait cuisiner était son fils de dix ans. Celui-ci lui demanda : « Maman, pourquoi travailles-tu quand on n’en a pas besoin ?». Ah! cette petite vermine! Les enfants sont de véritables bêtes de cheptel! Et si ingrats! Ils se gavent, ils courent partout et crient comme des bêtes. Ils ne pensent qu’à eux-mêmes. En plus, les bêtes produisent du lait, des œufs, de la viande et du cuir. Les enfants, eux, ne procurent que des maux de têtes et de la fatigue. La mère, continua de plus belle ses activités de machine, sans répondre à son enfant qui l’avait forcé à penser, à marcher avec des pas lourds.

 

Le soir suivant, elle continua ses activités, mais de plus en plus exagérément. Elle n’avait même pas eu le temps d’aller au lit la nuit précédente. Elle n’en avait plus besoin. Son mari descendit dans la cuisine et vit un dégât atroce : la nourriture était brûlée, du mélange à gâteau coulait sur les murs, l’évier débordait, la lessive mouillée traînait sur le sol et une série de vis, d’engrenages et de ressorts traçait un  chemin vers le sous-sol. Le mari suivit le chemin et vit sa femme. Elle ne pensait plus. Elle était grise métallique. Des étincelles lui sortaient de l’épaule, son bras pendait et le couvercle de son ventre était ouvert. À l’intérieur, il vit des fils électriques à la place des intestins et au lieu d’un cœur, une pierre.

Note : J’ai écrit cette nouvelle en 2007. Je l’ai présenté sur scène au spectacle « La fête de la lecture » au Collège Montmorency la même année. Elle a été écrite en tant qu’hommage à « Votre appel est important » de Normand de Bellefeuille. C’était la première histoire que j’ai présenté en public de ma vie. Après avoir vu ma prestation, deux de mes amis les plus intimes m’ont encouragé a devenir écrivain. Je leur serai toujours reconnaissant pour leur soutien.

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