Le G1 Climax de NJPW à Hamamatsu

Le ring du G1 Climax 29 de NJPW

Quand j’étais petit, je regardais toujours les galas de lutte professionnelle américaine telle que celle de la WWF (maintenant WWE) et de la WCW. Quand YouTube a été inventé, j’ai commencé à voir mes lutteurs nord-américains dans un contexte totalement différent : la lutte japonaise. Depuis ce temps, je rêvais de voir un gala de lutte professionnelle japonaise. Mon rêve s’est réalisé quand j’ai obtenu des billets pour la 15e soirée du tournoi du G1 Climax 29 de New Japan Pro Wrestling (NJPW) à Hamamatsu le 7 août. Les différences entre la lutte professionnelle américaine et japonaise et la lutte à la télé et en direct étaient indéniables.

Faits saillants de la 15e nuit du G1 Climax 29

J’arrive à l’aréna de Hamamatsu et je vois beaucoup de gens éparpillés un peu partout. J’entre dans l’aréna et je vois un lutteur et pionnier du MMA que j’ai toujours admiré : Minoru Suzuki. Personne ne semblait vouloir s’approcher de lui. Je suppose que c’est à cause de sa mine de meurtrier. Je cherche mon téléphone portable dans ma poche et Suzuki me regarde comme s’il voulait vraiment me tuer. Je remarque au-dessus de sa tête une pancarte indiquant « Pas de photos ».

J’entre dans la salle où se trouve le ring ; il semble plus gros à la télé. Au-dessus de la rampe que les lutteurs empruntent pour aller au ring se trouve un écran affichant des messages tels que « ne pas toucher les lutteurs » et « « si les lutteurs s’approchent de vous, écartez-vous ! ». Je n’ai pas su apprécier l’utilité de ce dernier message avant le premier combat.

Le gala commence par un combat trois contre trois : Yuya Uemura, Yota Tsuji et Toru Yano contre Yoshinobu Kanemura, Taichi et Minoru Suzuki. Suzuki pourchasse un de ses adversaires dans la foule, fait peur aux spectateurs devant moi, renverse leurs chaises et les lance à son adversaire. Heureusement, je me suis éloigné. L’équipe de Suzuki est la gagnante.

Je suis enthousiaste de voir Jon Moxley (Dean Ambrose). Il forme une équipe avec Shota Umino pour affronter Yoshi Hashi et Hirooki Goto. Le combat est court, mais chaque lutteur fait quelques techniques surprenantes.

Mon combat préféré est Will Ospreay contre Kenta Kobashi. Tout au long du combat, Ospreay exécute des techniques hauts-voltige qui épatent la foule.

Même si EVIL et Kazuchika Okada utilisent principalement des coups pendant leur combat, il est super de voir Okada présenter à la foule la ceinture de champion des poids lourds IWGP.

La lutte professionnelle en direct contre la lutte à la télé

Je dois avouer qu’à la télé, la lutte professionnelle à l’air beaucoup plus sérieux qu’en direct. Au G1 Climax, Jon Moxley a sautillé et tapé des

Kazuchika Okada parle à la foule

mains comme une fillette quand Shota Umino a fait une souplesse à Yoshi Hashi. À la fin du combat, lorsque Moxley est arrivé nez à nez avec Hirooki Goto et se sont menacés, les deux hommes avaient l’air de brutes d’une pièce de vaudeville.

L’ambiance du stade est assez différente aussi. À la télé, les stades semblent plus gros, les lumières plus éclatantes et les commentateurs rendent le combat plus palpitant. Dans le stade, cette soirée-là, un grand s’est assis devant moi et me cachait, ce qui m’empêchait de voir les lutteurs quand ils se trouvaient sur le sol ou à l’extérieur du ring. À la télé, les acclamations et les huées se fondent dans le décor. Au stade, des gars crient derrière vous le nom de leurs lutteurs préférés comme si ça pourrait changer le résultat du combat décidé bien avant le gala.

J’imagine qu’ils s’amusaient tout simplement.

La lutte professionnelle américaine des années 90 contre la lutte professionnelle japonaise actuelle

La scène américaine de la lutte professionnelle était et est toujours pleine de géants pesant plus de 130 kilos aux bras plus gros que la taille

Le trophée du G1 Climax

d’une personne normale. Au Japon, les lutteurs japonais et étrangers avaient des morphologies crédibles. Ils étaient très musclés, mais ressemblaient à des olympiens plutôt que des culturistes.

Dans la lutte américaine des années 90, les lutteurs utilisaient souvent des projections. Au Japon, par contre, plus particulièrement cette soirée à Hamamatsu, les lutteurs ont surtout donné des coups.

La lutte professionnelle américaine des années 90 se basait sur des histoires rappelant un feuilleton tandis que la lutte professionnelle japonaise se concentre sur la lutte et non sur le bavardage.

Le verdict

Si vous aimez les histoires, regardez la WWE et la vieille lutte américaine.

Si vous aimez plus la lutte ou quelque chose qui ressemble plus à du sport, regardez la lutte japonaise nouvelle et ancienne.

La bannière de Sanada

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