Qui a peur du coronavirus ?

Porter un masque pendant une pandémie
Pendant les épidémies de grippe au Japon, tout le monde porte des masques. Je m’amusais dans le département d’histoire de mon école.

Le coronavirus sème la panique ici au Japon. En raison de la propagation rapide du coronavirus COVID-19, le premier ministre Shinzo Abe a demandé aux écoles de fermer leurs portes en mars pour empêcher le virus de se répandre. À la suite de la requête du premier ministre Abe, les écoles annuleront tous les cours et activités parascolaires pendant les deux semaines précédant la pause du mois de mars avant la nouvelle année scolaire. Certaines personnes de mon entourage paniquent, mais exagèrent-elles ?

Selon cette carte du journal The Japan News, version anglaise du Yomiuri Shinbun, les préfectures les plus durement touchées sont Hokkaido, la région métropolitaine de Tokyo et Kanagawa. Certaines préfectures n’ont que quelques cas. Est-ce que les Japonais ont raison de paniquer ?

À l’école secondaire où je travaille, les élèves en 4e et 5e secondaire (première et deuxième année de lycée/10e et 11e année) ont été priés de ne pas assister à la remise des diplômes des élèves finissants. Cette mesure a été prise afin de freiner la propagation du coronavirus. Les élèves de 6e secondaire (troisième année de lycée/première année de cégep/12e année), quelques semaines avant la remise des diplômes, sont allées à d’autres préfectures afin de passer des entrevues et des examens d’admission aux universités qui les intéressent. Certaines parmi ces préfectures sont celles où le coronavirus est répandu.

Le lendemain de la remise des diplômes, à mon école, le concert de fin d’année et le souper d’adieu pour les enseignants qui seront mutés ou qui prendront leur retraite ont été annulés. Les activités parascolaires ont aussi été annulées. Même des dojos à travers la ville ferment !

Un instructeur que je connais disait sans cesse : « le coronavirus fait peur ! »

J’ai dit à une collègue que les nouvelles étaient frustrantes, car les nouvelles les plus pertinentes au sujet du coronavirus au Japon sont en japonais, une langue que je ne maîtrise pas. Elle m’a répondu : « Je suis japonaise, je lis le japonais et je ne sais pas quelles sources sont fiables. »

Selon le journal montréalais La Presse, beaucoup de personnes se remettent du virus et les symptômes sont similaires à ceux d’un rhume.

Je me pose la question suivante : « Est-ce que les médias exagèrent pour faire peur ou est-ce le coronavirus COVID-19 est aussi dangereux. » Je dois avouer que ce virus ne semble pas si terrifiant parce que j’habite une préfecture où que quelques cas aient été rapportés jusque maintenant. Toutefois, la pause du mois de mars arrive, donc on peut s’attendre à ce que les gens voyagent. Est-ce que cela rend la décision du premier ministre Abe de fermer les écoles inefficaces? Le premier ministre japonais n’a actuellement pas le droit de déclarer l’état d’urgence pour les maladies. Le parlement japonais essaie actuellement de réviser la loi pour y avoir le droit.  

Selon National Geographic, divers pays ne veulent pas appeler la propagation du coronavirus une pandémie pour éviter l’hystérie. Apparemment, la panique ne fera qu’empirer la situation. Plus de nouvelles de pays qui manquent de papier-mouchoir, de papier-toilette et de masques seront publiées. Encore plus d’articles prétendant que ces nouvelles sont fausses pulluleront sur Internet (je suis allé chez Seiyu/Wal-Mart au Japon et il n’y avait plus de papier-toilette à vendre).

Qu’est-ce qui est plus dangereux ? Le coronavirus ou l’hystérie de masse ?

Pendant ce temps, je vais tout simplement porter un masque dans les stations de train bondées et me laver les mains fréquemment.

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